MAIRIE DE SAINT-VICTOR
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Toponymes des lieux-dits


Lieux-dits et Villages de Saint Victor: Quels sont leurs origines?



les Lieux-dits habités


Barassier ... les Barichoux ... les Bedets ... Bel-air ... Bellevue ... les Boudots ... les Buissonnets ... Champbenest ... le Clos de la Racotte ... le Coudat ... Courtille ... la Dure ... le Fricoulat ... la Grange Garraud ... la Loue ... les Mays ... Nafour ... l'Oiseau ... Passat ... Perreguines ... les Petits Rangs ... le Petit Vernet ... le Pont des Nautes ... Saint-Georges ... Sainte-Alice ... Sauljat ... Thizon ... les Tisserons ... les Tonnes ... les Varennes ... Vernerie


les Lieux-dits non habités


les Arpentins ... l'Auberge de la Rivière ... les Aubéries ... le Beury ... les Boisselets ... les Bordes ... le Champ des Alouettes ... les Champs d'Argentières ... les Champs du Pont ... la Chaume ... les Chaumes ... les Chaves ... la Chevillote ... les Côtes ... l'Étang ... la Fayolle ... les Gardes ... la Garenne ... les Grands Champs ... la Grande Côte ... la Grande Pièce ... les Graves ... les Laisses ... les Landes ... le Jagnon ... la Lande de l'Étang ... les Pâtureaux ... la Pièce des Noyers ... la Plaine ... le Pré de la Rocline


les Cours d'eau


le Canal de Berry ... le Ruisseau des Côtes ... le Ruisseau de Courtille ... le Ruisseau de l'Étang ... le Ruisseau du Petit Vernet ... le Ruisseau de Thizon


Saint-Victor

une Vue de l'église, depuis les bords du canal de Berry

     La commune de Saint-Victor est née de la réunion de l'ancienne paroisse de Saint-Victor et d'une partie de celle de Sauljat.

     Le nom de Saint-Victor puise son origine dans le nom latin "Victor", donné à un pape du II ème siècle. Au XIV ème siècle, la paroisse est citée Sancti Victoris.

De nombreux vestiges de villas, bâties sur les plateaux, témoignent de l'importance de ce site à l'époque romaine ; mosaïques, canalisations, soubassements, vestiges mobiliers, fragments de statues, notamment la tête d'une grande statue en pierre et des têtes en céramiques et des pièces de monnaie du Ier siècle. Deux voies romaines longeaient alors le Cher.

     Une activité religieuse est attesté par la découverte d'une nécropole mérovingienne du VI ème siècle, à proximité de l'église. Parmi les sarcophages découverts, une tombe portant l'épitaphe : "Siggimonde, servante de Dieu, qui vécut 28 ans", y est relevée.

     Saint-Victor est une seigneurie dès le XI ème siècle. Il y eu certainement au bourg, un château construit sur une motte. L'ancien colombier, transformé au début du XX ème siècle en oratoire, semble témoigner de la présence d'un autre château, à l'emplacement de la mairie.

 Autrefois pays de vignerons et de cultivateurs, Saint-Victor a subi l'industrialisation du bassin de Montluçon. C'est au XIX ème siècle, que la commune sera traversée par le canal de Berry.

     Depuis l'antiquité et jusqu'en 1887, année de construction d'un pont métallique en amont, le gué de Sauljat était le seul point de communication entre les voies longeant les rives du cher.

     Une activité fluviale était assurée sur le Cher à l'aide d'embarcations à fond plat. La rivière y est encore aujourd'hui, un lieu d'exploitation de sablières et de gravières.

Barassier

     La présence humaine est attestée sur le plateau de Barassier, par la découverte de vestiges d'industries du paléolithique et du néolithique (pointes de flèches, lames, grattoirs, haches polies)

     Au lieu de Barassier, se trouvait un ancien château, aujourd'hui disparu.


Courtille

     Le toponyme Courtille puise son origine dans le latin "cortem", désignant une parcelle de terre close, accolée à un bâtiment agricole, une cour de ferme.

     Une activité humaine est attestée à Courtille, dès l'époque néolithique, par la découverte d'une meule à broyer, en granit.


la Dure

     Le toponyme Dure puise son origine dans le pré-celtique "dur", désignant un cours d'eau.

     Un ancien château était implanté à la Dure. Il a été relevé de la ruine au cours du XVI ème siècle.


la Grange-Garraud

     Le toponyme la Grange-Garraud est composé du terme Grange, mot issu du latin "granica, granum", signifiant "grain" et désigne un lieu de collecte de l'impôt ou un domaine. Il est associé à Garraud, mot peut-être issu du patois "guériau", lui-même issu du latin "vervactum", désignant une terre laissée en jachère ou une terre labourée.

     En ce lieu, une carrière de gré rouge ferrugineux a fourni les pierres ayant servi à la construction d'édifices locaux, notamment celle des églises de Vaux et d'Argentière.


Nafour

     Le toponyme Nafour désigne un lieu vers lequel convergent plusieurs chemins, un carrefour.

     En ce lieu de passage à surveiller, un château a été autrefois érigé ; seule une chapelle est toujours existante.


Passat

     Le hameau de Passat est sans doute le plus ancien lieu de la commune. Il a été autrefois le siège d'une paroisse, aujourd'hui disparue. Dès le XI ème siècle, la seigneurie de Passat y est signalée, sous le nom de "paciaco", mot issu de l'ancien français "pas", désignant un passage à gué.

     Il existait alors sur la rive gauche du Cher, un château bâti sur une motte, permettant avec celui de Thizon, bâti sur l'autre rive, la surveillance du gué de Sauljat. Il a ensuite connu de nombreuses transformations, au cours des siècles. Il présente aujourd'hui un corps de logis en équerre, une galerie à arcades, des fenêtres moulurées à meneaux, un donjon carré à échauguettes et deux tours rondes.


Perreguines

     Le toponyme Perreguines, aussi orthographié Peyreguines ou Perguines, est formé à partir de "peyre", mot issu du latin "petra", signifiant "pierre" et de "guine", mot d'ancien français donné vers la fin du       XIV ème siècle à la guigne ( En Bourbonnais, la guine, mot d'ancien français donné vers la fin du XIV ème siècle, à une cerise d'un rouge foncé, désigne une cerise à chair molle et sucrée et à jus coloré). Le lieu tire son nom par analogie, à la couleur des grès rouges ferrugineux de la région, les pierres rouges.


Sauljat

     Le toponyme Sauljat est peut-être issu du latin "salix", désignant le saule. Il pourrait également être issu du nom d'un homme latin "Salvius" et désignerait ainsi le domaine de Salvius.

     Sauljat a été une ancienne paroisse, citée sous le nom de "salgiaco" dès le XI ème siècle ; aussi appelée Sauchac ou Saugeac. Après sa suppression, en l'an IV de la République française (1793), son territoire a été rattachée à celui des communes de Saint-Victor, Estivareilles et Vaux.

     Un château aujourd'hui disparu y était autrefois élevé. Il ne subsiste que quelques vestiges de l'église, placée sous le vocable de Saint-Julien.

     La proximité d'un passage à gué aujourd'hui appelé gué de Sauljat, peut laisser supposer que le site a servi primitivement, à assurer la surveillance de ce passage obligé du Cher, de la même façon que Passat et Thizon.

une Carte postale montrant les ruines du château de Thizon, vers 1900

Thizon

     Le toponyme Thizon, aussi orthographié Tizon ou Tison, cité "tizonio" au cours du XIII ème siècle, puise son origine dans l'ancien français "tisie", désignant une source. Il pourrait également être issu du nom d'un homme latin "Titius" et désignerait ainsi le domaine de Titius.

     La présence de vestiges gallo-romains, découvert sur la côte en surplomb du château, témoigne d'une occupation antique du site.

     Située à l'entrée des gorges du ruisseau de Thizon, dont-elle garde l'accès vers Verneix, la seigneurie de Thizon est citée dès le XV ème siècle. Elle se composait d'un donjon, d'une maison forte et d'une chapelle. Il existait également un gibet, signe de haute justice, comme en témoigne la parcelle nommée champ de la Potence. Les ruines actuelles datent du XIII ème siècle.

     Bâti sur la rive droite du Cher, ce château permettait notamment, avec celui de Passat, élevé sur l'autre rive, la surveillance du gué de Sauljat.

     Il existe le long de la route remontant les gorges du ruisseau de Thizon, en direction de Verneix, une source minérale. Autrefois exploitée, son eau est gazeuse, bicarbonatée et ferrugineuse. Ses multiples vertus en faisaient une eau tonique et reconstituante.


Vernerie

     Le toponyme Vernerie, dérivé du patois "vernière", mot issu de "verne", lui-même issu du gaulois "verno", accolé au suffixe "-aria", désignant l'aulne, a pour origine, une plantation d'aulnes.

     A l'époque gallo-romaine, existait en ce lieu un castrum. Les textes anciens parlent d'un château qui lui a très certainement succédé et qui a aujourd'hui disparu.




 
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